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On the road : Ella - Marakolliya (Tangalle)

Lundi 31 août 2026 - J38

Ce matin, départ d’Ella pour Tangalle. J’ai réservé un bus en ligne afin d’avoir une place assise, puisqu’il y a environ 3h30 de route.

 

Je pars de mon auberge vers 8h et rejoins l'arrêt de bus pour prendre quelques renseignements. J’en profite pour prendre un petit-déjeuner en attendant. À 9h20, un bus 31 bleu arrive, complètement blindé. Je reste debout le temps que le contrôleur vienne me voir. Lorsqu’il regarde mon ticket, il m’annonce que je ne suis pas dans le bon bus !

 

Il y a en fait des bus gouvernementaux et des bus privés qui portent le même numéro, mais qui ne sont pas de la même couleur. Je descends donc un peu plus loin dans la montagne, au prochain arrêt de bus. Un quart d’heure plus tard, le bon bus 31, rouge celui-ci, vient me récupérer.

Cette fois, j’ai bien une place assise. Certaines personnes sont déjà debout et le resteront jusqu’après Tangalle ou plus.

 

Sur la route, les paysages changent complètement : de moins en moins de montagnes et de plus en plus de brousse. Au bord d’une rivière, un éléphant se fait baigner par des touristes. Plus loin, plusieurs étendues d’eau sont occupées par des buffles qui se reposent. Je vois mes premiers singes aux visages noirs. Et progressivement, la chaleur se fait sentir.

 

Nous retrouvons enfin la côte sud. Les premiers paysages ne sont pas très beaux, avec l’aéroport et le port, mais ça s’améliore en approchant de Tangalle.

Je descends à mon arrêt et il me reste une vingtaine de minutes de marche. Je m’arrête à la supérette du bord de route pour acheter une glace. Il est déjà 13 h20, j ai faim et Il fait trés chaud, lourd et moite. C'est la saison de la mousson dans le sud et l'ouest 

 

Les chemins de terre m’amènent jusqu’à mon hôtel, l’Eco Cabana. Comme c’est une fois de plus presque vide, on me surclasse dans la plus grande chambre, avec un grand lit et de l’eau chaude si besoin. J’ai également une super terrasse en hauteur, avec une belle vue sur le jardin.

Dans les rues de ce petit bourg, on croise des varans, des serpents, de grosses araignées et les habituels paons. Ça fait vraiment plus « brousse » que d’habitude. Et le soir les énormes chauve souris a têre de renard, les luciolles et gros crabes des mangroves.

 

À cette saison, la difficulté est de trouver un restaurant ouvert : la plupart sont fermés. C'est la saison basse du fait de la mousson. En cherchant où manger, je tombe sur une autre touriste française, retraitée, qui me propose gentiment de venir manger à son auberge.

Après le repas, nous allons ensemble à la plage, qui se trouve finalement juste à côté de mon Eco Cabana.

 

Il y a de très grosses vagues et un fort courant. Heureusement, cette partie est protégée par une sorte de barrière de rochers, ce qui permet de se mettre à l’eau juste devant. Juste pour se tremper que plutôt que de se baigner, car on se fait vite bouler par les vagues !

En plus de la mousson ce n’est pas vraiment la période pour se baigner dans le sud. J’étais au courant : c’était simplement la suite logique de mon itinéraire pour rejoindre ensuite la capitale et l’aéroport.

 

Mais cette petite baignade m’a fait un très grand bien. Avec la moiteur de la mousson, il fait vraiment très lourd. Et aujourd’hui, grand soleil, pas une goutte de pluie. Une fois de plus je suis hors de la ville de Tangalle, c'est trés calme. J'adore.

Un très bon moment que ce retour à la plage.

On the road : Ella - Marakolliya  (Tangalle)
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